Ce qui pousse un Lyonnais à appeler
Les motifs évoqués lors d'un premier appel sont presque toujours ordinaires, au sens propre : ils appartiennent à la vie de tous les jours. Une séparation qui traîne depuis l'hiver, un conjoint qui s'éloigne sans rien expliquer, un enfant devenu silencieux. Viennent ensuite les blocages professionnels, un poste promis du côté de la Part-Dieu qui n'arrive jamais, une petite activité lancée à Villeurbanne qui tourne à vide malgré les heures passées. Et enfin un sentiment plus diffus, celui d'une malchance installée que rien ne vient justifier.
Lyon a ceci de particulier qu'on y vit souvent loin de sa famille. Beaucoup de personnes qui appellent sont arrivées pour les études ou pour un emploi, se sont installées à Gerland, à la Croix-Rousse ou à Bron, et n'ont personne à qui parler de ce genre de choses sans se sentir jugées. L'appel prend alors la place d'une conversation qui, ailleurs, aurait eu lieu à la maison, un soir, avec une tante ou une grand-mère.
Il n'existe pas de profil type. Des retraités de Caluire, des commerçants de la Guillotière, des soignants de Vénissieux, des couples d'Oullins ou de Saint-Priest, des parents de Vaulx-en-Velin. Le point commun tient plutôt au moment : celui où l'on a déjà essayé les réponses habituelles et où elles n'ont rien donné.
Une consultation à distance, et ce que cela change
Monsieur Ata ne reçoit pas en cabinet. Il n'y a pas d'adresse à Lyon où se présenter, pas de salle d'attente, pas de plaque sur une porte. Tout se fait par téléphone ou par WhatsApp, au 06 06 40 84 16, tous les jours de 8h à 20h. Un déplacement reste possible sur rendez-vous, mais il n'est ni la règle, ni un préalable, ni une condition pour être écouté.
Ce fonctionnement n'est pas seulement une commodité. Traverser l'agglomération à l'heure de pointe, de Meyzieu ou de Givors jusqu'à la Presqu'île, coûte une heure à l'aller et autant au retour, souvent une demi-journée posée. Appeler permet aussi de choisir son moment, depuis chez soi, dans une voiture garée, pendant une pause : beaucoup de gens ne peuvent parler de leur situation qu'à l'abri des oreilles de leur entourage.
À distance, l'échange repose sur ce qui est dit et sur la façon dont c'est dit. Le nom, la date de naissance, les prénoms des personnes concernées, l'histoire telle qu'elle est vécue. Rien ne remplace la parole de la personne elle-même, et c'est précisément pour cela qu'un premier appel dure le temps qu'il faut plutôt qu'un créneau minuté.
Comment se déroule un premier échange
Le premier appel sert à exposer la situation, pas à acheter quoi que ce soit. Monsieur Ata pose des questions, demande des précisions, revient sur les dates. Il arrive qu'il interrompe pour faire préciser un détail que la personne jugeait secondaire.
En pratique, l'échange couvre à peu près toujours les mêmes points :
- Ce qui se passe, depuis quand, et ce qui a déjà été tenté jusqu'ici.
- Les personnes concernées, leur place réelle dans l'histoire, et non celle qu'on leur prête.
- Ce que la personne attend vraiment, qui n'est pas toujours ce qu'elle a annoncé en début d'appel.
- Les éléments concrets et vérifiables du dossier, notamment lorsqu'il touche au travail, à un logement ou à une procédure en cours.
- Ce qui relève d'un médecin, d'un avocat ou d'un travailleur social, et qui doit être traité de ce côté-là.
Aucune proposition n'est faite pendant que la personne parle. La situation est étudiée d'abord. Ce n'est qu'ensuite, lors d'un second contact, que Monsieur Ata dit s'il pense pouvoir accompagner la demande, comment, sur quelle durée, et à quelles conditions. Il arrive aussi qu'il réponde qu'il ne voit rien d'utile à proposer : c'est une réponse comme une autre, et elle vaut mieux qu'un travail engagé pour ne pas décevoir.
Une situation s'étudie avant d'être travaillée. Tant que je n'ai pas compris ce qui bloque, je ne propose rien et je ne promets rien.
Monsieur Ata
Reconnaître un accompagnement sérieux d'une arnaque
Le sujet est inévitable, et les Lyonnais qui appellent en parlent souvent d'eux-mêmes, parce qu'ils se sont déjà fait avoir ou qu'un proche l'a été. Les faux voyants existent, ils travaillent par annonces, par messages et par appels, et leurs méthodes se ressemblent toutes.
Quelques signaux doivent faire raccrocher immédiatement :
- Le paiement est réclamé avant même que la situation ait été exposée et comprise.
- Une urgence est fabriquée : il faudrait agir ce soir, avant minuit, sinon tout serait perdu.
- Les sommes augmentent d'appel en appel, chaque versement en appelant un autre pour terminer un travail qui ne se termine jamais.
- Une malédiction, un sort ou un malheur est annoncé sur la famille en cas de refus de payer : c'est une menace, pas une consultation.
- Un résultat précis est garanti à une date précise, retour assuré, procès gagné, guérison promise.
- Aucun interlocuteur stable, aucun numéro qui répond, aucune explication claire sur ce qui est fait et pourquoi.
Ces méthodes fonctionnent parce qu'elles s'adressent à des personnes déjà fragilisées, à qui l'on fait croire qu'un versement de plus règlera tout. Un accompagnement sérieux dit au contraire ce qu'il fait, ce qu'il coûte, combien de temps cela prend, et surtout ce qu'il ne peut pas faire.
Si cela vous est déjà arrivé
Cesser tout paiement, couper le contact, en parler à un proche plutôt que de garder la chose pour soi. Lorsque les sommes sont importantes ou que des menaces ont été proférées, une plainte peut être déposée dans n'importe quel commissariat de Lyon ou de l'agglomération, et la banque doit être prévenue rapidement. La honte est le meilleur allié de ceux qui pratiquent ainsi.
Ce que ce travail ne remplace pas
Une douleur qui dure, une fatigue inexpliquée, une angoisse qui empêche de dormir relèvent d'un médecin, et il s'en trouve partout, de Décines à Vieux-Lyon. Un licenciement contesté, une garde d'enfant, une dette relèvent d'un avocat ou d'un point d'accès au droit. Monsieur Ata le dit lui-même en début d'échange, et il le redit quand une personne semble espérer qu'un travail spirituel dispensera d'une consultation médicale ou d'une démarche juridique.
Prendre contact depuis Lyon et son agglomération
Monsieur Ata répond au 06 06 40 84 16, par appel ou par WhatsApp, tous les jours de 8h à 20h. Il n'est pas nécessaire de préparer un dossier ni d'avoir les mots justes : raconter ce qui se passe suffit pour commencer. Les appels viennent aussi bien du 3e arrondissement que de Villeurbanne, de Vénissieux, de Bron, de Saint-Priest, d'Oullins ou de communes plus éloignées de la métropole.
Un déplacement peut être envisagé sur rendez-vous lorsque la situation le justifie, mais l'immense majorité des échanges se fait à distance, et cela n'enlève rien à leur sérieux. Ce qui compte, du premier appel jusqu'à la fin d'un accompagnement, tient en peu de mots : écouter d'abord, comprendre ensuite, ne promettre que ce qui peut être tenu.